Artiste :
Sylvain Chauveau Titre :
Down To The Bone
Style :
Autres Plus connu pour ses expérimentations instrumentales, le musicien français Sylvain Chauveau s’attaque aujourd’hui à un des monuments de la culture pop actuelle : le répertoire du groupe Depeche Mode. C’est surprenant de la part d’un artiste comme Chauveau, qui s’attache plutôt en temps normal à trouver de nouveaux chemins… Mais pas si bizarre que ça finalement, on devine très bien ce qui a pu le motiver pour cet hommage en onze titres ; malgré leur production parfois trop clinquante et kitsch, la plupart des titres de DM possèdent des atouts imparables et universels, comme des mélodies insidieuses, des gimmicks inoubliables, un univers torturé et la voix grave d’ange déchu de Dave Gahan. Les chansons de Martin L. Gore ont en plus la particularité de pouvoir être jouées dans le dénuement le plus total - à la guitare sèche par exemple - sans perdre leur substance, Johnny Cash l’avait magistralement prouvé avec sa relecture habitée de Personal Jesus. Malheureusement, les reprises de DM sont aujourd’hui devenues le cache misère d’un set sans morceaux dignes de ce nom, et certains les utilisent pour s’attirer un peu de sympathie de la part d’un public lassé par la monotonie et le manque d’inspiration de leurs œuvres « originales ». Ce n’est pas le cas de Sylvain Chauveau qui effectue un vrai travail de fan, en interprétant peu de méga hits radiophoniques mais plutôt des titres poignants comme Stripped, In your room ou Policy of truth. Ce qui marque également dans cet humble hommage, c’est la qualité des arrangements choisis pour l’Ensemble Nocturne. Piano, alto, violoncelle, clarinettes, contrebasse, guitare et quelques bidouillages électroniques discrets se chargent donc de transposer l’univers de DM en version acoustique sobre. C’est d’autant plus réussi que le maître d’œuvre du projet se révèle être un excellent chanteur, avec sa voix grave renforçant encore le côté bouleversant des superbes covers. Tout cela fait de Down to the bone, an acoustic tribute to Depeche Mode une réussite incontestable.
Artiste :
SYLVAIN CHAUVEAU Titre :
Des plumes dans la tête
Style :
Jazz Sylvain Chauveau, que je ne vais pas tarder a appeler le John Zorn toulousain si il continue comme ça, nous revient apres plusieurs disques solo ou au sein de Arca, Micro mega et Watermelon Club, avec cette fois un disque de musique classique ou il fait office de compositeur, chef d’orchestre en même temps qu’interprète. Olivier Lageyre (piano), Géraldine Devillières (cello), Marie Legendre (viola), Sandrine Flavigny (violon), Aurélien Besnard (clarinette), et Sylvain lui-même au piano, nous interprètent les 20 morceaux qui constituent la bande originale du film du éponyme de Thomas de Tier. Il s’agit de courts morceaux (parfois très courts) au piano, au violoncelle, ou avec tous les instruments, … le tout dégageant une impression légèrement tristounette. On sent que le film ne doit pas être d’une gaieté folle mais s’il est aussi beau que ces petites mélodies apaisantes mises bouts à bouts alors je guetterai son passage (sur Arte j’imagine). Et pour ne pas regretter que certains morceaux ne soient pas un peu plus long, comme le très beau Le Brasier de Tristesse, on considérera ce disque comme un seul grand morceau qui, même sans avoir vu le film, s’écoute avec plaisir. A la fin, deux « vrais » morceaux électroniques : Suber et Datebook (« webcam remixes » ?!?) qui ne dépareillent finalement pas du tout et dont le dernier justifie presque a lui seul l’achat de cette BO.
Style :
Rock Les Disques du Soleil et de l'Acier, le label de Pascal Comelade, Ulan Bator et autres instrumentalistes de talent nous propose cette fois deux disques autour de Sylvain Chauveau. Sylvain Chauveau c'était le chanteur de Watermelon Club ce groupe de post rock aérien auteur du fabuleux [stri:m], actuellement en stand by. Après micro : méga (en duo guitares - machines) et un premier album solo "Le Livre Noir du Capitalisme" chez Noise Museum, le revoici avec deux nouveaux albums. Un premier sous son nom, complètement instrumental et même classique, ce disque nous berce du début jusqu'à la fin (19 morceaux) dans des ambiances qui se situent à mi chemin entre Yann Tiersen et Pink Floyd. Un délice pour les oreilles et pour les amateurs de piano. Un second avec un nouveau groupe pour 10 titres plus electro pop mais toujours aussi planant et ambiant truffé de samples ou de textes chuchotés. Deux disques à se procurer de toute urgence qui montrent une nouvelle fois (s'il était besoin de s'en convaincre) la qualité du label DSA et tout le talent de ce musicien toulousain.
Contact : DSA, BP236, 38 Rue des Soeurs Macarons, Nancy, 54000 03.83.32.25.71 Fax: 03.83.32.30.47 // Sylvain CHAUVEAU, email : s.c7@libertysurf.fr