Style :
Rock Après un premier album aussi glacial que fiévreux et une tournée marquante restée dans toutes les mémoires, les new-yorkais d’Interpol remettent le couvert avec un nouvel effort studio - moins immédiat mais se révélant envoûtant - aussitôt suivi par une tournée française en compagnie des prometteurs Bloc Party… Les concerts qui s’annoncent risquent à nouveau de produire un incroyable effet sur les audiences, les titres d’Antics tenant parfaitement la route (comme par exemple l'enchaînement ultra puissant de Slow hands et Not even jail).
On ne change pas une formule qui marche, voilà la ligne directrice qui semble avoir prévalu lors des sessions d'enregistrement. Ceux qui ont aimé le premier opus se retrouveront donc dans ces dix nouveaux morceaux de rock tourmenté, inquiétant et évocateur. Si on ne constate pas de grands bouleversements, les quatre dandys d’Interpol semblent plus sûrs d’eux, le niveau global a progressé, ce qui permet de gagner en ampleur grâce à une palette sonore plus large.
Avec Antics, l’auditeur doit se préparer à partir pour un trip en dix étapes… La plongée en apnée dans des atmosphères cold wave se révèle en effet riche en événements propices à la rêverie éveillée ; voix grave et troublante, basse percutante, batterie sèche, guitares tranchantes soufflant le chaud autant que le froid et claviers eighties entêtants contribuent à créer un halo de lumière aveuglante vers lequel on est irrésistiblement attiré. Certes, on pense toujours à Ian Curtis et à Joy Division, mais les morceaux composés par Interpol sont bel et bien personnels et uniques… Vivement la prochaine grand messe scénique !
Style :
Rock Ce single est extrait du bouleversant premier album d’Interpol, Turn on the bright lights. L’achat de l’album complet semble plus indiqué mais ce single peut permettre aux personnes n’ayant pas encore succombé à cet Himalaya du rock envoûtant de découvrir le magnifique titre Obstacle 1 ainsi que des versions réalisées pour des radios de PDA et Hands Away avec en bonus le clip de PDA.
On a hâte de revoir Interpol sur scène pour se laisser emporter par la déferlante musicale et la voix glaciale dans la droite lignée des meilleurs Cure et Joy Division !
Artiste :
Interpol Titre :
TURN ON THE BRIGHT LIGHTS
Style :
Rock Serait-il désormais possible de recréer artificiellement la voix d’une personne défunte avec son ADN ? L’écoute de la voix du chanteur d’Interpol, qui évoque immanquablement Ian Curtis, le laisserait supposer ! Renseignements pris, pas de manipulations génétiques inavouables chez ce groupe originaire de New-York ; Carlos D, Daniel Kessler, Paul Banks et Samuel Fogarino ont probablement été très influencés par Joy Division !
Si l’ambiance de ce disque, plutôt hivernale, sombre et d’un romantisme échevelé peut rappeler la grande période de la cold wave des années 80, tout le talent de ces quatre musiciens consiste à injecter du sang neuf dans leurs compositions. On ne peut donc parler de plagiat ou de tribute band, Interpol a une véritable personnalité et le prouve également sur scène avec des concerts enflammés et captivants…
Le son abrasif des guitares, les lignes de basse énormes, la batterie martiale et le chant glacial sont au service de morceaux accrocheurs ou atmosphériques dont les mélodies trottent longtemps dans la tête. Attention, cet album peut avoir sur certaines personnes les effets d’une drogue : si on écoute une fois Turn On The Bright Lights, on a immédiatement envie de revenir vers ces 11 titres envoûtants !