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pour The Strokes

Artiste : The Strokes   Titre :  First Impressions Of Earth
Style : Pop - Rock
The Strokes - First Impressions Of EarthLes sauveurs du rock étaient attendus au tournant après leurs 2 premières livraisons « Is This It » et « Room On Fire ». Les sceptiques pensaient avoir droit à un Is This It 3, tant la sortie de Room On Fire avait été décriée (l’ombre du premier opus planait au dessus de leur tête). Mais il n’en est rien. First Impression Of Earth a mis tout le monde d’accord. Les New-yorkais ont évolués, laissant de côté la structure habituelle qu’ils utilisaient pour leurs compositions, aussi bonnes qu’elles soient. Principale innovation, la voix du chanteur/compositeur Julian Casablancas n’est plus cachée sous divers effets de saturation. Le chanteur se dévoile enfin « I hate them all, i hate myself »et n’hésite pas à pousser ses cordes vocales au maximum des aigues « Fear Of Sleep », « 15 Minutes », comme des graves «Heart In a Cage ». Les deux guitaristes Nick Valensi et Albert Hammond .Jr ont eux aussi acquis une réelle technique et maîtrise de leur instrument. Les 2 guitares se croisent et se recroisent en étant de plus en plus complémentaires sans tomber dans du Satriani dégoulinant. Fini le temps où les titres se constituaient de 4 accords en tout et pour tout. Place aux riffs beaucoup plus recherchés, complexes mais toujours aussi efficaces et tranchants « You Only Live Once », « Juicebox », « Heart In a Cage », « Razorblade » etc.…Les titres s’enchaînent et ne ressemblent pas. Le titre « Vision Of Division » est le plus dévastateur de tous. 4 minutes 20 d’une grande intensité tant par le chant « How long must I waiiiiit ?» que par les riffs et surtout son solo magnifiquement orchestré par Albert Hammond Jr. Les vendeurs de Converse ont même osé l’impensable. Le titre « Ask Me Anything » nous plonge dans un univers inconnu des Strokes jusque là. Pas de guitares et de gros son. C’est comme la mer sans les vagues, les vagues sans l’écume…. (Pour les connaisseurs). Seuls Julian Casablancas au chant et Nick Valensi à l’orgue. Sûrement le titre le plus mélancolique de cet album qui n’en est pas moins une réussite. A noter ce « duo » est l’unique chanson des Strokes où les briquets sont brandits en version live. « Electricityscape » et « Killing lies » nous font sortir, avec leurs mélodies plus enjouées et entraînantes, de cette morosité ambiante présente sur les précédents titres. « Red Light » autre petit bijoux qui reprend le son Valensien des « 12 :51 », « The End Has No End » et étant rythmé par un Fab Moretti dont les parties de batterie sont toujours plus soignées et originales.
À tous les niveaux (le disque dépasse aussi la 1/2heure) les Strokes ont franchi un énorme palier. Les influences se sont élargies, de nouveaux horizons ont fait leur apparition. Ils ont relancé le Rock en 2001 et les premières impressions qu’ils nous avaient laissés sont encore meilleures en 2006.


Signature : Greg

Page Web Conseillée : www.thestrokes.com

Artiste : The Strokes   Titre :  ROOM ON FIRE
Style : Rock
The Strokes - ROOM ON FIREDeux ans après sa sortie, le premier album des Strokes s’écoute toujours avec autant de plaisir. Les puristes de service qui avaient jugé ce groupe uniquement sur son apparence hautaine, ses origines huppées et son succès immédiat orchestré de main de maître doivent être tout penauds.
Pour donner une suite à leur premier effort réussi, les Strokes ont eu l’opportunité de travailler en studio avec Nigel Godrich le producteur de Radiohead, Beck, et Pavement, entre autres… Trop frileux ou ne s’estimant pas encore prêts à changer leur son, ils ont préféré se retrouver avec leur vieille connaissance Gordon Raphael, l’heureux producteur d’Is this it, leur premier opus.
En toute logique, dès le premier morceau - What ever happened ? -, Room on fire sonne comme un petit frère de son prédécesseur sorti en 2001. A la petite différence que l’effet de surprise ne joue plus cette fois… Néanmoins, dire que cet album est mauvais relève purement et simplement de l’escroquerie. Car on retrouve la voix cool de Julian Casablancas, le mélange habile de punk new wave et de pop, les guitares aiguisées comme des couperets, les mélodies parfaites et même un single imparable, 12:51.
Room on fire est un petit peu moins immédiat et percutant qu’Is This it mais cet album devrait se bonifier et prendre de la patine avec le temps. Le groupe aura tout son temps de modifier ses méthodes de travail pour le prochain album, il faudra seulement penser à garder ce côté décontracté, frais et pop qui fait le charme du combo new-yorkais.

2003 (RCA – BMG)


Vignette pierre andrieuSignature : pierre andrieu
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Page Web Conseillée : wwww.foutraque.com

Artiste : THE STROKES   Titre :  IS THIS IT
Style : Rock
THE STROKES - IS THIS ITSelon certaines rumeurs, le succès de ces cinq jeunes new-yorkais serait principalement dû à leurs gueules et à leur look cool. Que nenni, ce n’est pas uniquement pour ces raisons que les gens se ruent sur leurs disques et assistent à leurs concerts en hurlant ; il semble que la principale cause de cette hype soit tout simplement l’exceptionnelle qualité de leurs morceaux. En 11 titres et moins de quarante minutes, on est regonflé à bloc et prêt à affronter la morosité ambiante, un sourire aux lèvres. L’écoute d’« Is this it » fait l’effet d’une fort agréable cure de jouvence. Immédiatement après, on pense à trouver un moyen rapide d’assister à un concert des Strokes pour pouvoir se défouler, pogoter et hurler comme un adolescent. Si elle est inspirée par le Velvet Underground, les Pixies, et Television, la musique de ce groupe ne sonne pas dépassée, au contraire. Il est réconfortant d’entendre des guitares crades et tranchantes, une grosse basse et une voix brute à une époque où tout est archi produit, formaté, compressé. The Strokes sonne comme le garage band new-yorkais qu’il n’a jamais été. En effet, après, deux singles, ils jouaient déjà en tête d’affiche à Londres devant 1200 personnes surexcitées. Toutes les chansons de ce disque sont des hits potentiels. Si l’écoute de « Hard to explain » rend heureux pour la journée entière, « NYC cops » donne envie de jeter des pavés sur les matraqueurs consciencieux. « The modern age » et « Barely legal » rappellent le bon temps où un Lou Reed déjanté hurlait et jouait de la guitare en faisant des larsens. Enfin, « Take it or leave it » est une chanson rock parfaite. Même avec toute la mauvaise foi du monde, il est déontologiquement impossible de juger The Strokes sur leur plastique : leur disque tient la route. Il serait cependant appréciable qu’ils arrêtent de brosser le business US dans le sens du poil : enlever le morceau « NYC cops » de l’édition américaine du disque (pour ne pas choquer) et tourner uniquement au pays de l’oncle Sam (pour engranger un max de dollars) risque, à la longue, de refroidir les fans européens les plus convaincus !

2001 (RCA)


Vignette pierre andrieuSignature : pierre andrieu
Fleche concert Envoyer un message à pierre andrieu

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