Bon, comme chaque année j'accompagne ma mère à cette messe des années 60, élargie jusqu'aux années 80 cette fois.
Comme chaque année, et c'est lamentable, l'organisation relève d'un amateurisme incroyable pour ce qui est gestion des entrées, guichet et retards. Toujours les mêmes incompétents "débordés" derrière le comptoir billetterie du Dôme, .../...
...Dôme, avec de nombreuses invits crayonnées sur une feuille blanche, et en même temps la vente de tickets restant, sans séparation pour les deux, d'où une queue monstre pour retirer les invits, sans pouvoir simplement acheter les billets. D'où un faufilement sans pitié. Et encore il faut la monnaie exacte. 'Fin bref, au bout de cinq éditions c'estinacceptable. Ajoutez à cela que la séance de l'aprem a du finir en retard, donc ouverture à la bourre des grilles le soir, ballet de cars de vieux encombrant tout Saint Just, et jusqu'aux Chartreux, en gros un joyeux bordel sans nom !
Comme chaque année, pour faire patienter le public, y a des chauffeurs de salle connus.
Topaloff n'étant plus là, c'est un des
Charlots qui s'y colle, avec un autre que je ne connaissais pas.
Comme chaque année cela va durer quatre heures avec l'entracte, mais contrairement aux éditions précédentes, j'ai trouvé le temps long cette fois ! Comme cela devient de plus en plus gros (les deux séances quasi sold out),on perd la fraicheur des débuts. Si je ne doute pas qu'en coulisse ce soit une bonne foire de rigolade, sur les planches on le ressent moins maintenant.
Comme chaque année il y a du moyen, du bon, et même de l'excellent.
Dans cette dernière catégorie, je citerai:
Michel Orso encore, présent depuisles débuts, avec toujours cette patate incroyable, ce plaisir de chanter, ces hommages à
Becaud, sa foi en la musique.
Sheila, rien à redire, toujours pro et carré, ses danseurs l'accompagnaient, et elle a interprété ses tous premiers classiques comme
"L'école est finie" ou
"Vous les copains", ainsi qu'unbon medley période disco.
Michelle Torr, elle je l'aime beaucoup, c'est très pro aussi (on voit qu'elle et
Sheila, font des tournées persos, rien d'amateur dans leurs prestations), et puis en plus de quelques standards, elle nous a fait quelque chose que je n'avais encore jamais vu depuis que je fais des lives: unechanson a cappella, avec quelques notes de piano derrière... sans micro !! J'avoue que là, elle m'a soufflé. Comme elle a soufflé un Dôme médusé, dans un silence de cathédrale. J'étais tout en haut des gradins, et pourtant je l'entendais très distinctement. Respect total, et longue standing ovation ultra méritée.
IsabelleAubret, qui a déjà pour habitude d'interpréter du
Ferrat avec grand talent, forcement, quelques semaines après sa mort, c'était encore plus émouvant... Elle était très emue, et a su communiquer cette émotion sincère. Un Dôme debout, à juste raison.
Herbert Léonard qui entre sur scène après minuit, et remet un fameuxcoup de boost grâce à son énergie et quelques morceaux pêchus et connus de tous que peuvent être
"Puissance et gloire",
"Laissez nous rêver",
"Quand tu m'aimes" ou
"Pour le plaisir". Assez jouissif.
La Compagnie Créole est fidèle à elle même, pleine de soleil, de hits indémodables, de rythme, desourires.
Enfin,
les Forbans, que je n'avais jamais réussi à voir, clôturent le show de manière magistrale, avec un chanteur qui n'a pas changé de gueule, et qui envoie le bois comme dirait un ami metalleux à moi ! Ils entonnent leurs plus grandes chansons pour le plus grand plaisir de tous (enfin les plus âgés je sais pasvraiment, mais pour tous les jeunes et un peu moins jeunes de la soirée, c'est une certitude !), et les refrains restent longtemps après dans la tête !
"Flip flap",
"Lève ton ful de là",
"Tape des mains",
"Oh oh oh",
"Chante"... Rha putain ca m'a fait un bien fou tout ca ! Une énergie débordante et une sympathiecommunicative !
Dans la catégorie bon tout court, c'était sympa de voir
La Bande à Basile avec sa
"Chenille",
Barzotti est toujours aussi agréable même si vocalement c'est juste,
Charles Dumont (mais quel age il doit avoir maintenant !) seul à son piano, nous a transporté à l'époque de
Piaf avecdes chansons connues un peu remaniées,
Hervé Villard nous a sorti brillamment tous ses plus grands classiques, mais le personnage m'est apparu très figé et totalement dans son monde, vraiment étrange, et
Georgette Lemaire a fait encore plus fort dans le caractère étrange, avec seulement deux compos, un ovni...
Enfin, ily a eu du moyen, avec
Alain Turban que j'ai trouvé anecdotique,
David Alexandre Winter (oui oui le père d'
Ophélie) qui a enchanté la salle avec son
"Lady Mary" et c'est tout,
Gérard Palaprat et son
"Pour la fin du monde" ouvrant le spectacle, sympa sans plus.
A noter le toujours excellentorchestre de
Guy Matteoni, choristes sensationnelles incluses (le duo avec
Barzotti sur
"Aime moi" d'une d'elle, était époustouflant ! Quelle voix !), accompagnant tous ces artistes, et une
Denise Fabre à l'extinction de voix totalement loufoque.
Comme chaque année le public est sorti ravi, mais de moncoté, globalement, c'était la moins bonne des éditions, malgré les points forts que furent
les Forbans,
Torr ou
la Compagnie Creole.
Ca manquait de
Marcel Amont,
Annie Cordy,
Danyel Gerard ou
Richard Anthony le pilier !
Et comme chaque année, je vous dis: à l'année prochaine..
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